Tester une liste d'adresses
Collez vos adresses, une par ligne, et l'outil interroge chacune d'elles pour renvoyer son code de statut HTTP et son temps de réponse. Vous repérez d'un coup d'œil celles qui ne répondent plus.
Les redirections sont suivies : si une adresse renvoie vers une autre, c'est le statut de la destination finale qui s'affiche. Un lien qui aboutit après deux redirections apparaît donc en 200, ce qui est correct — il fonctionne — même s'il gagnerait à être mis à jour.
Pourquoi les liens meurent
Un lien externe pointe vers un site que vous ne contrôlez pas. L'article est supprimé, le site refondu avec de nouvelles adresses, le domaine abandonné : rien ne vous prévient. Sur un contenu de quelques années, la proportion de liens cassés devient vite significative.
Les liens internes se cassent différemment, et c'est plus grave parce que c'est votre responsabilité : un article dépublié, une adresse modifiée sans redirection, une refonte qui change la structure des chemins.
Lire les codes obtenus
Un 200 signifie que la page répond. Un 404 qu'elle n'existe pas : c'est le lien mort classique. Un 403 indique un accès refusé — parfois un vrai blocage, parfois simplement un pare-feu qui rejette les requêtes automatisées, auquel cas le lien fonctionne très bien pour un visiteur.
Un 500 révèle une erreur du serveur distant, souvent temporaire : réessayez avant de conclure. Un 0 ou une absence de réponse signale que le serveur n'a pas répondu du tout — domaine expiré, serveur éteint, ou délai dépassé.
Vérifiez toujours à la main avant de supprimer un lien. Les faux positifs existent : un site protégé par un service anti-robot renvoie une erreur à notre requête tout en s'affichant parfaitement dans un navigateur.
Ce que ça change vraiment
Quelques liens cassés ne font pas chuter un site dans les résultats de recherche : Google l'a dit et répété, c'est une situation normale sur le web.
L'effet réel est ailleurs. Un visiteur qui clique et tombe sur une erreur repart, et il perd confiance dans le reste de la page. Sur un contenu qui recommande des outils ou des sources, un lien mort suggère un article laissé à l'abandon — ce qui est souvent exact.
Les liens internes cassés, eux, ont un coût mesurable : ils gaspillent le budget d'exploration et interrompent la circulation entre vos pages.
Que faire de chaque lien mort
Cherchez d'abord si la page a simplement déménagé : une recherche sur son titre la retrouve souvent à une nouvelle adresse.
Si elle a disparu, deux options. Remplacer par une source équivalente, ce qui est préférable quand le lien appuyait une affirmation. Ou retirer le lien en conservant le texte, si la mention se suffit à elle-même. Ne laissez jamais un lien mort en place « en attendant ».
Pour les liens internes, corrigez à la source et posez une redirection permanente depuis l'ancienne adresse : d'autres sites pointent peut-être dessus.
Une routine simple
Inutile de vérifier tout le site chaque semaine. Concentrez-vous sur ce qui compte : les pages qui reçoivent du trafic et celles qui recommandent des ressources externes.
Un passage tous les six mois sur les articles les plus consultés suffit à maintenir un niveau correct. Vérifiez en revanche systématiquement après une refonte ou une migration : c'est là que se cassent les liens internes, en masse et d'un coup.