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WordPress Gratuit 2026 : Comment Créer un Site
En résumé
Le logiciel WordPress est gratuit, votre site ne l'est pas. Toute la confusion vient de WordPress.org, le CMS libre à installer chez un hébergeur payant, et WordPress.com, un service hébergé dont le palier gratuit impose sous-domaine, publicités et absence d'extensions tierces. On détaille ce qui est réellement gratuit, ce qui ne le sera jamais, et à quel moment le gratuit revient plus cher que l'hébergement.
Points forts
- Hébergeur suisse : les données restent sur des serveurs situés en Suisse, hors juridiction américaine
- WordPress installable en un clic depuis le panneau, avec mises à jour et sauvegardes gérées
- Tarif stable au renouvellement : le prix affiché reste le prix payé les années suivantes
- Infrastructure et support gérés en interne, assistance en français
- Engagement environnemental documenté sur les datacenters (énergie renouvelable, récupération de chaleur)
Points faibles
- Prix d'entrée plus élevé que les offres d'appel bradées la première année
- Aucun datacenter dans l'Union européenne : tout est en Suisse, ce qui bloque les cahiers des charges qui imposent l'UE
- Pas de promotion de lancement spectaculaire : l'économie ne se mesure qu'au bout de deux ou trois ans
- Panneau d'administration maison, à réapprendre quand on vient d'un cPanel classique
- Positionnement moins agressif que les hébergeurs low cost pour qui veut multiplier les sites à faible coût
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| Outil | Prix | Note | Points forts | Points faibles | Verdict |
|---|---|---|---|---|---|
| Gratuit / Premium | 8/10 | Plan gratuit disponible | Fonctionnalités premium payantes |
« WordPress gratuit » est probablement la recherche la plus trompeuse du web francophone. Elle mélange deux choses qui n'ont presque rien à voir : un logiciel libre que personne ne vous facturera jamais, et un site en ligne qui, lui, a un coût incompressible. La réponse honnête tient en une phrase : le logiciel est gratuit, le site ne l'est pas.
Cet article ne vous explique pas comment installer WordPress pas à pas — pour la marche à suivre complète, nous avons publié un guide de création pas à pas. Ici, on répond à une seule question : jusqu'où peut-on aller sans sortir sa carte bancaire, et à partir de quel moment le gratuit devient un mauvais calcul.
La confusion fondatrice : WordPress.com n'est pas WordPress.org
Presque tous les malentendus sur le sujet viennent de là. Il existe deux entités qui portent le même nom et que le grand public confond systématiquement.
WordPress.org, c'est le logiciel. Un CMS open source, publié sous licence libre, que n'importe qui peut télécharger, copier, modifier et utiliser sans jamais rien payer, y compris pour un usage commercial. Il n'y a pas de version d'essai, pas de licence à renouveler, pas de compte à créer. En revanche, ce logiciel n'est qu'une archive de fichiers : pour qu'il devienne un site accessible au public, il faut le déposer sur un serveur connecté à Internet et lui associer une adresse. C'est ce serveur et cette adresse qui coûtent de l'argent, pas WordPress.
WordPress.com, c'est un service commercial hébergé, exploité par la société Automattic, qui utilise ce logiciel en coulisses. Vous créez un compte et vous obtenez un site immédiatement, sans rien installer. Un palier gratuit existe, mais il est délibérément bridé : adresse en sous-domaine .wordpress.com, publicités choisies par la plateforme sans reversement pour vous, extensions tierces réservées aux plans payants, stockage réduit, et image de marque du service visible sur le site.
Le piège est mécanique : quelqu'un lit partout que « WordPress est gratuit », tape la requête, atterrit sur le service hébergé et ouvre un compte gratuit — en croyant utiliser le logiciel libre. Il découvre six mois plus tard qu'il ne peut ni installer l'extension dont il a besoin, ni retirer les publicités, ni utiliser son propre nom de domaine. Ce ne sont pas des bugs : c'est le modèle économique du service.
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Ce qui est réellement gratuit
La partie gratuite n'est pas un argument marketing : elle est réelle et considérable. Le cœur logiciel d'abord, c'est-à-dire l'intégralité du code, sans version amputée réservée aux payants. Vous avez le même moteur qu'un grand média qui publie des milliers d'articles par mois.
Ensuite, le répertoire officiel : des milliers de thèmes et d'extensions publiés librement, vérifiés à l'entrée par des bénévoles, installables en quelques clics depuis l'administration de votre site. Un site vitrine correct peut parfaitement tourner avec un thème gratuit du répertoire et une poignée d'extensions gratuites, sans aucune licence à acheter.
Les mises à jour aussi sont gratuites, correctifs de sécurité et versions majeures compris. Il n'y a pas de « WordPress 7 Pro » à racheter, contrairement aux logiciels propriétaires où chaque saut de version se facture.
Enfin, la ressource la plus sous-estimée : la communauté. Forums d'entraide, documentation officielle traduite, tutoriels, événements locaux — pour à peu près tout problème que vous rencontrerez, quelqu'un l'a déjà documenté. C'est cette masse de connaissances gratuite qui rend WordPress utilisable par des non-techniciens.
Ce qui ne l'est pas, et ne le sera jamais
Trois postes de dépense sont incompressibles dès que vous voulez un vrai site à votre nom.
L'hébergement. Un serveur allumé jour et nuit, sauvegardé, mis à jour et surveillé consomme de l'électricité, de la bande passante et du temps humain. Personne ne vous offrira ça durablement sans contrepartie. Un mutualisé correct pour WordPress se situe dans un ordre de grandeur de quelques euros par mois. Les tarifs bougent en permanence selon la durée d'engagement : vérifiez les grilles officielles des hébergeurs plutôt qu'un chiffre lu dans un article.
Le nom de domaine. Une adresse à vous — votresite.fr — se loue à l'année auprès d'un bureau d'enregistrement. C'est le poste le moins cher du lot, de l'ordre d'une dizaine d'euros par an pour une extension classique, mais il est perpétuel : le jour où vous arrêtez de payer, l'adresse retourne au pot commun et quelqu'un d'autre peut la reprendre. Beaucoup d'hébergeurs l'offrent la première année ; regardez toujours le prix de renouvellement.
Les versions Pro des extensions. C'est la dépense qu'on ne voit pas venir. Presque tout ce dont on a réellement besoin sur un site sérieux existe en version gratuite bridée et en version payante complète : sauvegarde automatique vers un stockage externe, sécurité et pare-feu, SEO avancé, formulaires avancés, cache et performances. On peut vivre longtemps sans, comme on peut finir par en acheter deux ou trois. Comptez cette ligne comme une éventualité, pas comme une obligation.
Le budget minimal réaliste d'un site WordPress sérieux, en ordres de grandeur, c'est donc : quelques dizaines d'euros par an pour l'hébergement et le domaine, auxquels s'ajoutent éventuellement une ou deux licences d'extension. On est loin de la gratuité totale, mais on est aussi très loin du coût d'un site sur mesure. C'est précisément ce rapport qui a fait le succès du logiciel.
Les vraies options gratuites et leurs limites
Il existe malgré tout trois façons d'avoir un WordPress sans rien dépenser. Chacune a un usage légitime et un point de rupture.
Le plan gratuit de WordPress.com. C'est l'option la plus propre techniquement : service fiable, sauvegardé, mis à jour tout seul, rien à administrer. Un excellent bac à sable pour apprendre à écrire et publier. Le point de rupture arrive vite : l'adresse en sous-domaine ne fait pas professionnel, les publicités ne vous rapportent rien, l'absence d'extensions tierces vous coupe de l'écosystème qui fait justement l'intérêt de WordPress. Pour un journal personnel, c'est très bien. Pour représenter une activité, non.
L'hébergement mutualisé gratuit. On en trouve encore, et c'est presque toujours un mauvais calcul. Ces offres se financent par la publicité imposée sur vos pages ou servent d'appât vers une offre payante. Concrètement : serveurs surchargés donc pages lentes, sauvegardes absentes ou non restaurables, support inexistant, limitations arbitraires, et un risque réel de fermeture du service ou de suppression du compte pour inactivité. Perdre un site parce qu'un hébergeur gratuit a fermé boutique coûte infiniment plus cher que ce qu'il a fait économiser.
L'installation locale. C'est l'option gratuite la plus honnête et la plus sous-utilisée. On installe WordPress sur son propre ordinateur, via un environnement de développement local, et on obtient un WordPress complet, sans aucune restriction, gratuit pour toujours : tester tous les thèmes, casser ce qu'on veut, préparer un site entier. La seule limite, mais elle est absolue, c'est que le site n'est visible que par vous. C'est un atelier, pas une vitrine — et pour apprendre sans budget, de loin la meilleure porte d'entrée.
Le coût caché du gratuit
Quand on ne paie pas l'hébergement, on paie autrement. En performance d'abord : les offres gratuites entassent un très grand nombre de sites sur une même machine, ce qui se traduit par des pages lentes, et la lenteur se paie en visiteurs qui abandonnent et en positionnement dégradé dans les moteurs de recherche.
En sécurité ensuite : un WordPress mal maintenu est une cible permanente pour des robots qui scannent le web à la recherche de versions obsolètes. Sur une offre gratuite, personne ne surveille rien pour vous, et une compromission peut transformer votre site en relais de spam à votre insu.
En sauvegarde enfin, et c'est le point le plus douloureux. Sans sauvegarde restaurable, une erreur de manipulation, un conflit d'extensions ou un piratage effacent des mois de travail définitivement. La sauvegarde n'est pas un confort : c'est ce qui distingue un site d'un brouillon.
Reste le coût de la sortie, le plus insidieux. Migrer depuis une offre gratuite est presque toujours plus laborieux que de partir correctement dès le début : export partiel, réglages et mises en page perdus, médias incomplets, et surtout changement d'adresse — donc perte de l'historique accumulé dans les moteurs de recherche et de la valeur des liens qui pointaient vers vous. Repartir de zéro après deux ans de contenu coûte bien plus cher que l'hébergement sur la même période.
Verdict par profil
Apprendre WordPress sans budget. Installation locale sur votre ordinateur, sans hésiter. Logiciel complet, aucune restriction, aucune dépense, et vous apprenez sur le vrai outil plutôt que sur une version bridée. Vous mettrez en ligne plus tard, quand vous saurez ce dont vous avez besoin.
Un site vitrine personnel, un blog, un portfolio. Prenez un hébergement mutualisé d'entrée de gamme et un nom de domaine à vous. Quelques dizaines d'euros par an, soit le prix d'un abonnement de streaming, pour une adresse professionnelle, zéro publicité imposée, l'écosystème complet des extensions et un site qui vous appartient. Le plan gratuit hébergé n'a de sens que si vous n'êtes pas encore sûr de continuer.
Un projet professionnel. La question du gratuit ne se pose pas. L'hébergement devient un poste stratégique : performance, sauvegardes restaurables, support qui répond, et selon votre activité, une localisation des données que vous pouvez assumer devant vos clients. C'est là qu'un hébergeur comme Infomaniak prend son sens — plus cher à l'entrée que les offres d'appel, mais avec un tarif qui ne double pas au renouvellement et des données hébergées en Suisse. Sur un projet qui doit durer, la stabilité du prix compte davantage que celui de la première année.
La vraie réponse à « WordPress est-il gratuit ? » est donc : oui, et c'est ce qui en fait un outil extraordinaire. Mais un site gratuit et un logiciel gratuit sont deux choses différentes, et confondre les deux est la meilleure façon de payer beaucoup plus cher, plus tard.
