Une liste d'adresses, un fichier XML
Collez vos adresses dans le champ prévu, une par ligne, choisissez une fréquence de mise à jour et
une priorité, et l'outil produit un fichier sitemap.xml conforme au protocole
Sitemaps — celui que Google, Bing et les autres moteurs savent lire.
Les adresses doivent être complètes, avec le protocole : https://exemple.fr/page/ et
non /page/. Utilisez systématiquement la version qui s'affiche réellement dans le
navigateur, en respectant la présence ou l'absence du www et de la barre oblique
finale.
Ce qu'un sitemap fait, et ce qu'il ne fait pas
Un sitemap est une liste d'adresses que vous soumettez aux moteurs pour les aider à découvrir vos pages. C'est une aide à l'exploration, rien de plus.
Il n'améliore aucun classement. Il ne garantit pas non plus l'indexation : les moteurs restent libres d'ignorer une page qu'ils jugent sans intérêt, dupliquée ou de faible qualité. Un sitemap ne rattrape jamais un contenu faible.
Son utilité est réelle dans trois cas : un site neuf que personne ne lie encore, un site vaste où certaines pages sont profondément enfouies, et un site dont le maillage interne laisse des pages orphelines. Sur un site de vingt pages bien reliées entre elles, l'apport est marginal.
Priorité et fréquence : deux champs largement décoratifs
Autant le dire franchement : Google a indiqué de longue date qu'il ignore les valeurs
priority et changefreq. Ces champs viennent du protocole d'origine et
n'influencent pas son comportement.
La raison est simple : ils sont déclaratifs. Tout le monde met sa page d'accueil en priorité maximale et annonce une mise à jour quotidienne. Un signal que chacun règle au maximum ne distingue plus rien.
Ils restent renseignés ici parce que le format les prévoit et que certains outils tiers les lisent encore. Ne perdez pas de temps à les ajuster finement.
La date de dernière modification, elle, est utilisée
Le champ lastmod fait exception : Google s'en sert, à une condition stricte, celle
qu'il soit exact. Une date qui reflète une vraie modification du contenu aide le moteur à
reprogrammer son passage.
En revanche, un site qui remet toutes ses dates à aujourd'hui à chaque génération apprend au moteur que ses dates ne veulent rien dire, et celui-ci cesse d'en tenir compte. Mieux vaut pas de date qu'une date fausse.
Quelles adresses inclure
La règle tient en une phrase : uniquement les pages que vous voulez voir indexées.
Sont donc à exclure les pages bloquées dans le fichier robots.txt, celles portant une balise
noindex, celles qui redirigent ailleurs, les pages d'erreur, les résultats de
recherche interne, les paniers et espaces de connexion, ainsi que toute adresse non canonique.
Une contradiction entre le sitemap et les autres signaux — déclarer une page tout en la bloquant — envoie un message incohérent et se retrouve signalée dans la Search Console.
Déposer le fichier et le déclarer
Placez le fichier à la racine de votre site, à l'adresse https://votre-site.fr/sitemap.xml.
Un sitemap ne peut référencer que des adresses du même domaine.
Ajoutez ensuite une ligne Sitemap: https://votre-site.fr/sitemap.xml dans votre
fichier robots.txt : tous les moteurs la lisent. Soumettez enfin le fichier dans la Search Console
de Google et dans les outils webmaster de Bing, ce qui vous donnera en retour le nombre d'adresses
découvertes et indexées.
Les limites du format
Un fichier sitemap accepte au maximum 50 000 adresses et ne doit pas dépasser 50 Mo une fois décompressé. Au-delà, découpez en plusieurs fichiers et créez un index de sitemaps qui les référence tous.
Ce découpage a un avantage pratique : en séparant vos sitemaps par type de contenu — articles, produits, pages fixes — la Search Console vous indique le taux d'indexation de chaque groupe. Vous repérez alors immédiatement quelle famille de pages pose problème.
Un fichier statique doit être régénéré
L'outil produit un fichier figé : il ne se met pas à jour tout seul. Sur un site qui publie régulièrement, pensez à le régénérer, ou installez une extension qui s'en charge automatiquement. Un sitemap oublié depuis un an décrit un site qui n'existe plus.