Inspecter les balises d'une page
Saisissez l'adresse d'une page et l'outil récupère son code source pour en extraire les balises
de l'en-tête : la balise title, la méta description, la balise canonique, les
directives destinées aux robots et les balises de partage Open Graph.
Vous pouvez analyser n'importe quelle page accessible publiquement, la vôtre comme celle d'un concurrent. C'est souvent le moyen le plus rapide de comprendre comment un site structure ses titres.
La balise title, le champ le plus rentable
C'est le lien bleu cliquable dans les résultats de recherche, et la balise qui pèse le plus parmi les éléments que vous contrôlez directement. Elle mérite plus d'attention que tout le reste réuni.
Google n'affiche pas toujours le title que vous avez écrit : il le réécrit quand il le juge peu descriptif, trop long, bourré de mots-clés ou identique sur des dizaines de pages. Un title propre et spécifique a nettement plus de chances d'être conservé tel quel.
L'affichage est tronqué non pas à un nombre de caractères, mais à une largeur en pixels : un title en majuscules ou riche en lettres larges sera coupé plus tôt. Placez l'information distinctive au début, la marque à la fin.
Le défaut le plus courant reste la duplication : des centaines de pages partageant le même title se ressemblent aux yeux du moteur avant même qu'il ait lu leur contenu.
La méta description ne classe pas, elle fait cliquer
Google a confirmé depuis longtemps qu'elle n'intervient pas dans le classement. Son rôle est ailleurs : c'est l'argument commercial affiché sous le titre, et il détermine le taux de clic.
Le moteur la remplace fréquemment par un extrait du texte qu'il juge mieux adapté à la requête. Une description absente n'est donc pas dramatique, mais une description bien écrite reste préférable : elle donne au moteur une option de qualité.
Écrivez-la comme une promesse : ce que le lecteur trouvera sur la page, et pourquoi cliquer ici plutôt qu'ailleurs. Les listes de mots-clés séparés par des virgules ne servent plus à rien depuis très longtemps.
La balise canonique, source d'erreurs silencieuses
Elle indique quelle adresse doit être considérée comme la version de référence. Utile quand un même contenu est accessible par plusieurs chemins, elle devient dangereuse mal configurée.
Le cas typique : une page dont la canonique pointe vers l'accueil ou vers une autre page. Vous demandez alors explicitement au moteur de ne pas indexer cette page. Elle disparaît des résultats sans le moindre message d'erreur, et rien dans son apparence ne le laisse deviner.
Vérifiez toujours qu'une page se déclare canonique vers elle-même, sauf raison précise et assumée.
La balise robots
Elle porte les instructions index/noindex et
follow/nofollow. Un noindex oublié sur une page importante
produit exactement le même effet qu'une canonique mal orientée : la page sort de l'index sans
prévenir.
C'est l'un des tout premiers points à contrôler quand une page cesse d'apparaître dans les résultats sans raison apparente, particulièrement après une refonte ou une migration.
Les balises Open Graph pour le partage
Elles déterminent le titre, la description et l'image affichés quand un lien est partagé sur les réseaux sociaux ou dans une messagerie. Sans elles, la plateforme improvise à partir du code de la page, avec des résultats souvent médiocres.
Elles n'ont aucun effet sur le référencement, mais un aperçu soigné change nettement le taux de clic sur un lien partagé. L'image en particulier occupe l'essentiel de l'espace visuel.
Ce que l'outil ne voit pas
L'analyse porte sur le code source renvoyé par le serveur. Si votre site génère ses balises côté navigateur, en JavaScript, elles n'apparaîtront pas ici — alors que Google, qui exécute le JavaScript, peut les voir.
Certains sites protégés par un pare-feu applicatif refusent par ailleurs les requêtes automatisées. Dans ce cas, l'outil ne pourra pas récupérer la page.