Coller du Markdown, obtenir du HTML
Collez votre texte en Markdown et récupérez le HTML correspondant, prêt à intégrer. La conversion couvre les éléments courants : titres, gras, italique, listes, liens, images, citations, code en ligne et blocs de code.
Tout s'exécute dans votre navigateur : aucun texte n'est envoyé à un serveur.
Pourquoi ce format s'est imposé
Le Markdown répond à une idée simple : un texte doit rester lisible tel quel, avant même d'être converti. Deux astérisques autour d'un mot signalent une mise en gras, et le lecteur comprend l'intention même en regardant le fichier brut.
Comparé au HTML, c'est incomparablement plus rapide à écrire et à relire. Comparé à un traitement de texte, c'est du texte pur : versionnable, diffable, ouvrable partout, et à l'épreuve du temps.
Il s'est imposé dans la documentation technique, les dépôts de code, les carnets de notes et un nombre croissant d'éditeurs de contenu.
Attention : il n'y a pas un seul Markdown
Le format original ne couvrait qu'un jeu limité d'éléments. Les tableaux, les listes de tâches, le texte barré ou la coloration syntaxique viennent d'extensions ajoutées ensuite, différemment selon les plateformes.
Conséquence pratique : un tableau écrit pour un dépôt de code peut ne pas être reconnu ailleurs. Si votre document doit voyager entre plusieurs outils, restez sur les éléments de base — titres, emphase, listes, liens, code — qui fonctionnent partout.
Les pièges classiques
Les sauts de ligne. Un simple retour à la ligne ne crée pas de nouveau paragraphe : le Markdown recolle les lignes consécutives. Il faut une ligne vide entre deux paragraphes. C'est la surprise numéro un des débutants.
L'espace après le dièse. Un titre s'écrit avec un dièse, une espace, puis le texte. Sans l'espace, la plupart des convertisseurs ne reconnaissent pas le titre et laissent le dièse tel quel.
L'imbrication des listes. Les niveaux se marquent par l'indentation, et le nombre d'espaces attendu varie selon les implémentations. En cas de rendu inattendu sur une liste imbriquée, l'indentation est presque toujours en cause.
Le HTML obtenu doit être traité avec prudence
Point important si vous convertissez du Markdown rédigé par quelqu'un d'autre : le Markdown autorise le HTML brut en son sein. Un contenu malveillant peut donc y glisser des balises actives.
Si vous affichez sur votre site du Markdown provenant de vos utilisateurs — commentaires, contributions, formulaires —, nettoyez systématiquement le HTML produit avec une bibliothèque prévue pour, avant de l'insérer dans une page. Convertir n'est pas sécuriser.
Ce qu'il faut faire du HTML obtenu
Le HTML généré est volontairement dépouillé : des balises structurelles, sans classes ni styles. C'est une bonne chose, car cela le rend indépendant de tout thème.
L'apparence vient de votre feuille de style, qui met en forme les balises produites. Cette séparation entre structure et présentation est précisément ce qui rend la chaîne Markdown durable : vous pouvez refondre entièrement l'apparence sans toucher à une ligne de contenu.