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Avis Make (Integromat) 2026 : Notre Verdict
En résumé
Make (Integromat) Points forts : Visual builder exceptionnel, 2 à 5 fois moins cher que Zapier à volume équivalent. Principal défaut : Courbe d'apprentissage plus raide.
Points forts
- Visual builder exceptionnel — le meilleur du marché pour voir et comprendre ses workflows
- 2 à 5 fois moins cher que Zapier à volume équivalent
- Scénarios complexes natifs — routeurs, boucles, error handling, agrégation
- Plan gratuit généreux — 1000 opérations/mois (vs 100 chez Zapier)
- Module HTTP/Webhook — se connecte à n'importe quelle API
Points faibles
- Courbe d'apprentissage plus raide — 2-3 jours pour être à l'aise
- Moins d'intégrations que Zapier — ~2000 vs 7000+
- Documentation parfois insuffisante sur les modules avancés
- Communauté plus petite que celle de Zapier
Make coche toutes les cases ? Lisez notre fiche complète.
| Outil | Prix | Note | Points forts | Points faibles | Verdict |
|---|---|---|---|---|---|
| Variable | 8/10 | A tester | Voir notre avis |
Make, c'est l'outil que les power users de Zapier découvrent et ne quittent plus. Né sous le nom d'Integromat en 2012, rebaptisé Make en 2022, il s'est imposé comme l'alternative n°1 à Zapier — pas en copiant, mais en proposant une approche fondamentalement différente de l'automatisation.
Là où Zapier vous fait construire des automatisations étape par étape (linéaire), Make vous donne un canvas visuel où vous dessinez vos workflows comme des flowcharts. La différence est énorme quand les scénarios se complexifient.
Le visual builder : le game-changer
C'est le coeur de Make, et ce qui le rend unique. Ouvrez l'éditeur, et vous avez un canvas infini. Chaque module (trigger, action, filtre) est un noeud que vous connectez visuellement. Vous voyez le flux de données en un coup d'oeil — quel module alimente quel autre, où sont les branchements, où sont les filtres.
Concrètement, un scénario Make ressemble à un schéma logique. On pose un trigger à gauche, on trace des lignes vers les actions, on ajoute des routeurs pour créer des branches conditionnelles. C'est intuitif pour quiconque a déjà vu un flowchart. Et surtout, c'est lisible. Un collègue peut ouvrir votre scénario et comprendre ce qu'il fait en 30 secondes.
Sur Zapier, un workflow complexe de 15 étapes avec des conditions, c'est une liste interminable qu'il faut dérouler. Sur Make, c'est un schéma visuel clair. On ne revient pas en arrière une fois qu'on a goûté à ça.
On recommande Make ★ 8/10
Plan gratuit (lien affilié)
Scénarios complexes : là où Make excelle
Make brille sur les automatisations avancées. Quelques exemples de ce qu'on fait au quotidien :
- Routeur avec 4 branches : un seul trigger (nouveau email) déclenche 4 actions différentes selon l'expéditeur, le sujet, et la présence de pièce jointe. Sur Zapier, ça nécessiterait 4 Zaps séparés ou un Path complexe.
- Boucles itératives : traiter une liste de 50 lignes d'un Google Sheet une par une, avec un délai entre chaque pour respecter les rate limits d'une API. Make gère ça nativement.
- Error handling : si une étape échoue, Make peut exécuter un scénario de fallback (envoyer une alerte Slack, logger l'erreur, retenter plus tard). Le contrôle est granulaire.
- Agrégation de données : récupérer des données de 3 sources différentes, les fusionner, et envoyer le résultat consolidé. Les modules d'agrégation de Make sont puissants.
Prix : 2 à 5 fois moins cher que Zapier
C'est l'autre argument de poids. Make facture par "opération" (équivalent d'une tâche Zapier), mais les volumes sont bien plus généreux :
- Free : 0$ — 1000 opérations/mois, 2 scénarios actifs
- Core : 9$/mois — 10 000 opérations/mois
- Pro : 16$/mois — 10 000 opérations/mois + fonctions avancées
- Teams : 29$/mois — 10 000 opérations/mois + collaboration
- Enterprise : sur devis
Comparaison concrète : pour 10 000 opérations/mois, Make coûte 9$/mois. Pour un volume équivalent sur Zapier, il faut le plan Professional à 49$/mois (2000 tâches) ou acheter des tâches supplémentaires. Le ratio est de 1 à 5.
Vous trouverez un tableau comparatif complet dans notre comparatif des meilleurs outils l'automation.
Et le plan gratuit de Make est bien plus généreux : 1000 opérations/mois contre 100 tâches chez Zapier. Assez pour tester sérieusement l'outil avant de payer.
Intégrations : le point faible relatif
Make supporte environ 2000 intégrations. C'est beaucoup, et ça couvre la grande majorité des outils courants : Google Workspace, Microsoft 365, Slack, Notion, Airtable, HubSpot, Shopify, Stripe, Mailchimp, WordPress, et des centaines d'autres.
Mais c'est 3,5 fois moins que Zapier (7000+). Si vous utilisez un outil niche — un CRM vertical, un logiciel métier spécialisé, ou un outil récent — il y a plus de chances qu'il ne soit pas sur Make.
La parade : Make propose un module HTTP générique et un module Webhook qui permettent de se connecter à n'importe quelle API REST. Ça demande un peu de technique, mais ça résout 90% des cas manquants. Zapier propose aussi un équivalent (Webhooks), mais c'est moins mis en avant.
La courbe d'apprentissage : le vrai frein
Soyons honnêtes : Make est plus complexe que Zapier. Le visual builder est puissant, mais il faut comprendre la logique de flux — routeurs, itérateurs, agrégateurs, error handlers. Un utilisateur non-technique peut se sentir dépassé les premiers jours.
Notre rédaction a classé les meilleurs dans voir nos avis outils IA.
On estime qu'il faut 2 à 3 jours pour être à l'aise avec Make, contre quelques heures pour Zapier. Ce n'est pas insurmontable, mais c'est un investissement. Make Academy (la formation gratuite de Make) est bien faite et couvre l'essentiel en quelques heures.
Pour un marketeur qui veut juste connecter 2 apps, Zapier reste plus accessible. Pour un ops, un développeur no-code ou quelqu'un qui va créer des dizaines de workflows, l'investissement d'apprentissage de Make se rentabilise très vite.
Verdict : faut-il passer à Make en 2026 ?
Si vous automatisez sérieusement, oui. Make offre un meilleur rapport qualité-prix que Zapier, un visual builder supérieur, et une flexibilité incomparable sur les scénarios complexes. La courbe d'apprentissage est le seul vrai frein — mais elle se franchit en quelques jours.
Pour qui ? Les freelances tech-savvy, les ops managers, les agences, et toute personne qui crée plus de 5 workflows et veut garder le contrôle visuel de ses automatisations. Aussi pour ceux qui trouvent la facture Zapier trop salée.
Pas pour qui ? Les débutants absolus qui veulent connecter 2 apps en 2 minutes sans réfléchir. Pour eux, Zapier reste plus simple.
Notre conseil : testez Make avec le plan gratuit (1000 opérations/mois). Recréez un ou deux de vos workflows existants. Si le visual builder vous parle, vous ne reviendrez pas en arrière.