Interroger un nom de domaine
Saisissez un nom de domaine et l'outil interroge directement le registre compétent pour son extension, puis affiche la fiche renvoyée : le bureau d'enregistrement, les dates de création, de dernière modification et d'expiration, les serveurs de noms et le statut du domaine.
L'interrogation se fait auprès du registre officiel de l'extension — l'AFNIC pour le
.fr, Verisign pour le .com, et ainsi de suite. Pour les extensions moins
courantes, l'outil demande d'abord à l'IANA quel serveur fait autorité.
Les cas où c'est utile
Vérifier si un domaine est disponible. Une réponse indiquant qu'aucun objet n'a été trouvé signifie généralement que le domaine est libre à l'enregistrement.
Retrouver son propre bureau d'enregistrement. Cela arrive plus souvent qu'on ne le croit, en particulier quand un prestataire a enregistré le domaine à l'époque et n'est plus joignable. Le champ registrar vous dit chez qui le domaine est réellement géré.
Surveiller une date d'expiration. C'est l'usage le plus critique. Un domaine expiré coupe le site et les e-mails du jour au lendemain, et sa récupération après la période de grâce peut coûter très cher — voire devenir impossible si quelqu'un le reprend.
Estimer l'ancienneté d'un site. La date de création donne un ordre de grandeur utile pour évaluer un concurrent ou un domaine expiré que vous envisagez d'acheter.
Pourquoi les coordonnées sont masquées
Il fut un temps où le WHOIS affichait le nom, l'adresse postale, le téléphone et l'e-mail du titulaire. Ce n'est plus le cas.
Depuis l'entrée en application du RGPD, les registres masquent les données personnelles des titulaires particuliers. En France, l'AFNIC applique une diffusion restreinte de longue date. Vous verrez donc souvent une mention de protection des données à la place du titulaire.
Les informations concernant les personnes morales restent en revanche plus fréquemment visibles : une entreprise n'a pas la même protection qu'un particulier. Et beaucoup de titulaires souscrivent en plus une option d'anonymisation auprès de leur bureau d'enregistrement, qui substitue les coordonnées d'un service tiers aux leurs.
Lire les statuts du domaine
Le champ de statut est le plus riche d'enseignements une fois qu'on sait le lire.
Un statut de type client transfer prohibited indique un verrouillage contre le transfert. C'est un réglage de sécurité normal, mais il doit être levé avant tout changement de bureau d'enregistrement — c'est le premier blocage rencontré quand un transfert échoue sans explication.
Un statut de type pending delete ou redemption period signale un domaine expiré en cours de libération. Le suivre permet de savoir quand il redeviendra disponible.
Ce que l'outil ne peut pas faire
Certaines extensions refusent purement et simplement les interrogations automatisées. C'est le cas
du .ch suisse, dont le registre impose de passer par son propre formulaire. L'outil
vous l'indique explicitement plutôt que d'afficher une erreur incompréhensible.
D'autres registres limitent le nombre de requêtes par adresse IP sur une période donnée. Si vous enchaînez les consultations, une réponse peut se faire attendre : espacez vos requêtes.
Enfin, le format des réponses n'est pas normalisé : chaque registre présente ses champs à sa
manière. Une fiche .fr ne ressemble pas à une fiche .com, et c'est
normal.
Le réflexe qui évite le pire
Relevez la date d'expiration de vos domaines et notez-la ailleurs que dans votre boîte mail. L'e-mail de rappel du bureau d'enregistrement part généralement vers l'adresse de contact du domaine — laquelle est parfois hébergée sur ce même domaine. S'il expire, vous ne recevez plus rien, y compris l'avertissement.
Activez le renouvellement automatique quand c'est possible, et vérifiez surtout que le moyen de paiement enregistré est toujours valide. Une carte expirée est la cause la plus banale d'un domaine perdu.